Le Parlement européen rejette la limitation de vitesse différenciée pour les motos

23 Jan, 2024

Le Parlement européen rejette la limitation de vitesse différenciée pour les motos

 Les membres de la Commission des Transports du Parlement européen ont récemment rejeté un amendement visant à instaurer des limitations de vitesse différenciées selon les véhicules et en fonction du type de permis détenu.

 La question de la révision du permis de conduire en Europe est un dossier épineux pour le Parlement européen. Les bases de cette réforme ont été jetées en juillet 2023 par la commission des transports du Parlement européen et des amendements sont venus s’ajouter par la suite. L’un d’eux est passé inaperçu. Émanant de la députée européenne Karima Delli, celui-ci visait à modifier la législation concernant le permis moto et souhaitait limiter la vitesse maximale à 90 km/h des détenteurs du permis A1 à 90 km/h, à 100 km/h pour le permis A2 et 110 km/h pour le permis A. Perdu dans la forêt des nouvelles règlementations européennes à examiner par les membres du Parlement, cet amendement aurait pu être adopté « en catimini », au grand dam des motards une nouvelle fois injustement visés.

De justesse

Le 7 décembre dernier, les membres de la commission des Transports du Parlement européen ont adopté le texte d’extrême justesse avec 22 votes pour, 21 contre et 2 abstentions. Fort heureusement, l’amendement concernant la différentiation de la vitesse maximale à moto en fonction du permis a été rejeté. Dans les propositions retenues, on peut citer la validité minimale des permis auto et moto fixée à 15 ans (5 ans par contre pour les camions et bus), l’obligation d’un examen de santé lors du renouvellement du permis, la digitalisation de celui-ci et l’instauration d’une période probatoire pour les nouveaux conducteurs inexpérimentés.

« Proposition ridicule et dangereuse »

Le secrétaire de la Fédération des associations motocyclistes européennes (FEMA), Wim Taal, a déclaré : « il s’agit d’une grande victoire pour le lobby européen des motocyclistes. Imposer des vitesses différentes en fonction du type de permis détenu est sans doute l’une des propositions les plus ridicules et dangereuses que nous avons entendues depuis longtemps. Non seulement elle découragerait de nombreux usagers de la route de passer aux deux-roues motorisés, mais elle placerait également les motocyclistes dans une situation dangereuse inacceptable. Une telle victoire prouve une fois de plus à quel point il est important d’avoir des organisations de motocyclistes fortes dans toute l’Europe ».

Toujours sur le terrain

De son côté, la BEHVA suit également les travaux politiques européens et met un point d’honneur à tenir en permanence ses membres au courant de toutes les décisions qui touchent de près ou de loin le monde des véhicules anciens. La BEHVA ne peut que se réjouir du rejet de cet amendement par la Commission des Transports du Parlement européen et continue plus que jamais sa mission consultative auprès des instances qui prennent les décisions relatives à la mobilité.